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La playlist d'Emilie, épisode 3 : François Couperin

En 1748, alors qu’elle a suivi Voltaire à la cour du roi Stanislas à Lunéville, Émilie du Châtelet interprète le rôle-titre d’une pastorale héroïque créée cinquante ans plus tôt à Fontainebleau pour le mariage de Louis de France et de Marie-Adélaïde. L’opéra tombe ensuite dans l’oubli et il faudra patienter 250 ans et les 02, 03 et 04 juin prochains pour enfin voir se réveiller les incroyables personnages créés par Destouches grâce aux efforts conjugués de la Communauté de Communes du Territoire Lunéville à Baccarat et du chef de Chœur Vincent Tricarri. Pour patienter, retrouvez chaque semaine sur la page Facebook « Émilie(s) » un nouvel épisode de la Playlist d’Émilie consacré aux œuvres et compositeurs baroques qui ont fait du XVIIIème siècle celui la grande musique…

 

NOUVEAU

Le compositeur

 

Surnommé « Le Grand », François Couperin nait à Paris en novembre 1668 dans une illustre famille de musiciens. S’il en reste le plus célèbre, nombreux sont les autres membres de la famille Couperin à s’illustrer, notamment en étant titulaires du prestigieux orgue de l’église parisienne Saint-Gervais pendant deux siècles (1653-1860).

Couperin reste dans l’histoire comme l’un des deux grands maîtres du clavecin en France au XVIIIe siècle, avec Jean-Philippe Rameau. Apprécié de Louis XIV, il sera l’un des quatre titulaires de l'orgue de la Chapelle Royale. Mais, de caractère peu mondain, il n’obtiendra jamais le poste de claveciniste du Roi que son talent aurait légitimement pu lui donner.

L’œuvre

François Couperin laisse une œuvre au style très personnel, « fait d'une poésie discrète, d'une atmosphère élégiaque et d'une technique qui ne se laisse jamais dominer par la virtuosité ou les effets ». De son vivant, Couperin publie quatre livres divisés en un total de vingt-sept ordres et un ouvrage pédagogique consacré au clavecin, l’Art de toucher le clavecin, qui contribua à le faire passer à la postérité.

L’Art de toucher le clavecin

Ouvrage pédagogique du compositeur et claveciniste François Couperin, l’Art de toucher le clavecin paru en 1716 et rencontra à l’époque d’Émilie du Châtelet un vif succès, comme en témoigne une nouvelle édition publiée dès l’année suivante. Le regain d’intérêt pour la musique ancienne en a fait une des sources principales pour approcher le système de doigté utilisé sur le type de  clavier qui prédominait alors dans l’Europe à l’époque baroque.

Rapidement considéré comme l’un des traités les plus significatifs de la musique baroque, cet ouvrage illustre à merveille l’ornementation utilisée à l’époque. Outre les préceptes fondamentaux pour la première approche du clavecin par les enfants, les exercices de base, les recommandations aux enseignants et aux familles des élèves et l’enseignement des principes d’interprétation, Couperin a également inclus huit préludes simples (pièce instrumentale sans forme particulière, servant d’introduction) et une allemande (pièce de musique et de danse de coupe binaire avec reprises, tempo modéré et rythme binaire à deux ou quatre temps), des exercices techniques, des exemples et des tableaux explicatifs.

La chapelle royale de Versailles où Couperin officia