Vous êtes ici :

Accueil>Se divertir>La Playlist d'Emilie>La playlist d'Emilie, épisode 9 : Madin

Imprimer cette page en utilisant la fonction Imprimer de votre navigateur

La playlist d'Emilie, épisode 9 : Madin

En 1748, alors qu’elle a suivi Voltaire à la cour du roi Stanislas à Lunéville, Émilie du Châtelet interprète le rôle-titre d’une pastorale héroïque créée cinquante ans plus tôt à Fontainebleau pour le mariage de Louis de France et de Marie-Adélaïde. L’opéra tombe ensuite dans l’oubli et il faudra patienter 250 ans et les 02, 03 et 04 juin prochains pour enfin voir se réveiller les incroyables personnages créés par Destouches grâce aux efforts conjugués de la Communauté de Communes du Territoire Lunéville à Baccarat et du chef de Chœur Vincent Tricarri.

Pour patienter, retrouvez chaque semaine sur la page Facebook « Émilie(s) » un nouvel épisode de la Playlist d’Émilie consacré aux œuvres et compositeurs baroques qui ont fait du XVIIIème siècle celui la grande musique…

Le compositeur

Henry Madin voit le jour en février 1698 à Verdun, où son père, un irlandais de Galway, est en garnison. Il y apprend la musique en chantant dans la maîtrise de la cathédrale puis débute sa carrière en dirigeant les chœurs de prestigieuses cathédrales : Verdun, Meaux, Tours puis Rouen

Recruté sans concours à la prestigieuse Chapelle Royale en 1736, pour le quartier d’octobre, il assure le double service, à Rouen et à Versailles, jusqu’à sa démission de la cathédrale de Rouen en 1741.

Et, si son début de carrière le fait d’abord considérer comme « un musicien de province », il ne faut pas voir dans cette appellation la moindre connotation péjorative tant les cathédrales de France possèdent, à l’époque, des maîtrises et des musiciens très importants. Au sein de la Chapelle Royale, Madin s’attache à composer une importante œuvre religieuse qui continuera, bien après sa mort, à marquer ses contemporains : 

« Depuis 1715-1720, il y a quatre compositeurs en permanence au sein de la Chapelle Royale. Henry Madin était une référence à l’époque. On a joué du Madin presque quarante ans après sa mort ! C’était un musicien de valeur. Hors du temps » rappelle Laurent Brunner, directeur de « Château de Versailles Spectacles ».

En 1741, il accède également à la charge de Gouverneur des Pages et succède ainsi au compositeur André Campra. Il poursuivra une prestigieuse carrière au service du roi jusqu’à sa mort, à Versailles, en 1748.

L’œuvre

 

 

Surtout connu pour son importante œuvre religieuse, Henry Madin fut avec Louis-Joseph Marchand (1692-1774), le seul musicien-théoricien à avoir publié un traité de contrepoint en France sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV.

 

Attaché toute sa vie aux traditions des cathédrales de province, Henry Madin publia également des messes à quatre voix a cappella, écrites en style de contrepoint traditionnel, et présentées en grand livre de chœur.

LA PLAYLIST

Retrouvez chaque semaine quelques titres du compositeur dans la playlist en fin d'article :